Heyraud Limoges (1930-1985)
Usine Heyraud Limoges

 

 

L'usine Heyraud à Limoges se trouve dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Créée en 1930, par Alfred Heyraud, l'usine de Limoges fabrique des chaussures.

L'entreprise Heyraud est racheté en 1995 par le groupe Eram de Saint-Pierre Montilmart (Maine-et-Loire).

L'usine Heyraud à Limoges, rue Garibaldi, ferme ses portes en 1985 et est détruite pour faire place à un centre commercial Saint-Martial.

Témoignage de Michel Beyrand, ancien salarié de l'usine de Chaussures Heyraud à Limoges (20 novembre 2020)

"Je vous adresse en communication, quelques souvenirs de mon passage a l’usine Heyraud .

 

Mon activité dans cette usine a duré de janvier mille neuf cent cinquante six à avril mille neuf cent cinquante neuf.

Je me souviens’ avoir travaillé dans trois services de fabrications différentes .

Mon premier atelier produisait les chaussures de femmes tressées, c’était la mode des années cinquante.

Ensuite toujours la chaussure de femme de qualité supérieure (le black), nom donné à l’atelier, aux semelles cousues, ce qui n’était plus le cas a mon époque nous utilisions des colles a chaud.

La production, de ces chaussures de ville a talons, était de 450 a 500 paires par jour. Dans ce service j’effectuais le collage des semelles a l’aide d’une grande roues sur laquelle la chaussure était posée il y avait un préchauffage pour raviver la colle préalablement passée. Simultanément la semelle était réchauffée  la semelle était collée manuellement.

Le salaire horaire était de 168 francs, pour 172 heures de travail 29000 francs .

Ensuite j’ai assuré la finition des chaussures hommes de grande qualité qui étaient vendues au magasin Heyraud de l’avenue des champs Elysées à 45000 francs la paire.

En cette fin d’années cinquante, les chaussures Italiennes sont arrivées sur le marché .Une fabrication moderne, des modèles attrayants et des prix abordables. La clientèle y trouvait son compte en changeant de chaussures tous les ans. La demande de chaussures classiques s’en est trouvée affectée .

 

le chômage partiel était appliqué. Travailler deux jours dans la semaine ce n’était pas possible de faire vivre une famille. Après onze années dans la profession j’ai opté pour une entreprise ou j’aurais la sécurité de l’emploi.

De ses trois années passées dans cette entreprise je garde un excellant souvenir. Le paternalisme de l’époque permettait de travailler dans de bonnes conditions . Les patrons de l’époque Pierre et Michel Heyraud passait dans les services mais nous n’avions pas de rapports directes. Ils s’adressaient au chef d’atelier.

Soixante et un ans se sont écoulés, j’ai toujours la nostalgie de ce métier ou j’ai fait connaissance avec le monde du travail dés la sortie de l’école a quatorze ans."

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L'élégance n'est pas un luxe - Heyraud à 100 ans

Une maison centenaire porte inévitablement la marque de son créateur. Amateur de culture, Alfred Heyraud a su transmettre sa passion des chaussures à ses descendants comme à ses équipes. La mode reflète toujours une époque : guerres, restrictions, années florissantes, crise économique, pop art, libération de la femme… C’est cette effervescence créatrice et son histoire que l’on retrouve au fil de ces pages, à travers une iconographie en grande partie inédite.

Date de la parution : 2013

Editteur : Le Cherche-Midi

Magasin Heyraud Montluçon
Heyraud Limoges
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