Joseph Chupin Industrie La May-sur-Evre (....-1987)
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L'usine Joseph Chupin Industrie à Le May-sur-Evre se trouvait dans le département du Maine-et-Loire en région Pays-de-la-Loire.

 

 

 

L’industrie rurale de la chaussure.

Le May-sur-Evre (Maine-et-Loire 49)

9 km N de Cholet. Vue prise en Mai 1961

 

La photographie

Paysage de bocage : beaucoup de haies et d’arbres autour des champs et des prairies.

Au premier plan de ce paysage agricole, une partie du bourg du May-sur-Evre ou l’on distingue, parmi les toits de toiles creuses a pente douce, des maisons d’habitation, les couvertures en dents de scies des usines. Remarquez, cependant, d’assez nombreuses maisons neuves et les carrés variés des jardins ouvriers.

Le May-sur-Evre

Précisions nos connaissances

 

Dès le XVIIIe siècle s’était développé dans les mauges, un artisanat rural de textile qui à la fin du XIXe siècle se concentra dans des usines parfois rurales mais presque toutes situées dans le voisinage de Cholet, ce qui eut pour conséquence de laisser, ailleurs, une abondante main d’œuvre sans emploi. Heureusement on put l’occuper en installant des usines de chaussures (d’abord pantoufles et articles bon-marché, puis, depuis 1920 fabrication diverses).

Aujourd’hui cette industrie donne du travail à 6000 ouvriers dans 22 communes du Choletais, alors que l’industrie textile ne subsiste que dans 5 centres seulement. Elle est de plus un débouché pour les tanneries angevines utilisant les peaux locales ou importées.

Au May-sur-Evre, nous trouvons 6 fabriques de chaussures ou travaillent environ 1400 salariés (les petites en occupent une soixantaine et les grosses 300 à 350). Certaines de ces usines sont parmi les plus modernes de France et même d’Europe. Leur modernisation s’est faite presque sans emprunts, par autofinancement. Chaque usine présente une gamme d’articles aussi complète que possible à l’intérieur d’une large spécialisation. Au May-sur-Evre, par exemple, 2 sont spécialisées dans les articles pour femmes, 1 autre dans la « femme demi-luxe », une quatrième dans l’article pour fillettes, la cinquième pour enfants et garçonnets. La dernière a deux fabrications : la chaussure de femmes Louis XV et la pantoufle vulcanisée. La demande de main d’œuvre est telle que la commune ne peut entièrement la fournir : 850 ouvriers et ouvrières seulement y habitent. Chaque jour des hommes et des femmes y viennent travailler de La Jubandière (3km5) Bégroiles (3km5) Andrezé (6km) Jallais (7km) et même Chemillé (14km). Aussi le bourg est-il en pleine expansion (27% d’augmentation entre 1936 et 1954).

Depuis 1945, l’industrie de la chaussure choletaise n’a pas connu des crises trop graves. Certes des usines isolées ont dû fermer mais les ouvriers font actuellement 46 heures de moyenne. Il est possible que des coopératives groupant les achats de matières premières des ententes spécialisant davantage les usines dans la production de modèles différents et organisant la vente en commun deviennent nécessaires pour conquérir de nouveaux marchés.

Le toit traditionnel du choletais est couvert de tuiles creuses qui offrent une excellente protection et permettent des pentes peu rapides, mais qui sont fort lourdes : aussi sont-elles abandonnées au profit de la tuile mécanique et de l’ardoise.

Documentation Aérienne Pédagogique LAPIE 118, Rue Garibaldi-st-Maur (Seine)

Recommandée par Arrêté ministériel du 8 janvier 1958 sous le N° M. 57-593

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