Thomson Angers (1956-2012)
Usine Thomson Angers

Le site Technicolor à Angers se trouve dans le département du Maine-et-Loire en région Pays-de-la-Loire.

 

L'usine Thomson Angers, inaugurée en 1956, avait été prévue pour produire des transistors et des téléviseurs.

En 1982, l’entreprise est nationalisée par le gouvernement français de Pierre Mauroy, 2 400 salariés produisent près de 300 000 téléviseurs par an.

En 2001, la direction de l'usine d'Angers qui se nomme Thomson Multimédia, engage un plan de restructuration qui fera passer les effectifs de 1 250 à 750 salariés.  

En 2010, Thomson devient Technicolor et  annonce vouloir se désengager de l'usine d'Angers.

En octobre 2012, l'usine Thomson Angers qui fabrique des décodeurs et qui emploie près de 351 salariés est mis en liquidation judiciaire.

49.Maine-et-Loire

Angers. L’usine Thomson

Vue prise vers l’Ouest. Septembre 1959

 

La photographie

Dans la banlieue immédiate d’Angers, au milieu des cultures maraichères et des lotissements ; une grande usine. Deux parties : le hall de fabrication immense (220m X 105m) avec des toitures en dents de scie, dont la partie rectiligne dirigée au Nord-Ouest est vitrée pour éclairer l’intérieur sans que le soleil vienne gêner les ouvriers et ses nombreux aérateurs.

Devant ce bâtiment, la façade toute vitrée des bureaux et salle de dessin. Un large boulevard à deux voies de circulation, dessert l’usine, qui possède également un embranchement particulier, le quai, invisible ici, se trouve en bordure de la façade arrière du bâtiment principal, de nombreuses voitures stationnent sur le parking, devant le bureau, et à gauche, les hangars légers abritent les bicyclettes et les vélomoteurs des ouvriers.

Au-delà, maisons de la cité des Banchais et la campagne angevine ou les parcs boisés des maisons bourgeoises (aujourd’hui transformées en école). La Baronnerie annexe de St-Julien apparait dans les arbres ou (en maisons de repos) disputent le terrain aux riches cultures maraîchères.

Précisons nos connaissances

Le développement naturel de la ville, le souci de retenir sur place une partie au moins de la main d’œuvre libérée par la mécanisation agricole, l’intérêt pour la ville, qui veut améliorer les conditions de confort de ses habitants (égouts, voie urbaines etc…) de toucher de grosses taxes indirectes sur l’activités des sociétés qui y travaillent, ont fait rechercher l’implantation d’industries nouvelles. Cette recherche était d’autant plus urgente que certaines industries établies depuis longtemps utilisent moins de main d’œuvre soit par suite de leur modernisation, soit par suppression d’activité (cf. les corderies et tissages Bessonneau 1600 ouvriers au lieu de 2500 ont éteint leur four de Martin).

Après 1945, les municipalités contrairement à celles d’entre les deux guerres, qui étaient soucieuses de ne pas changer le caractère traditionnellement bourgeois de la ville, ont offert à bas prix, pour l’installation d’établissements industriels, des terrains bien desservis par la route et la voie ferrée (ici, proximité de la route de paris et de la voie ferrée Angers-Paris).

C’est ainsi que la Thomson française, conservant à Paris ses laboratoires de recherches et certaines de ses fabrications, ne pouvant, d’autre part, s’étendre dans la région parisienne ou les permis de construction lui auraient été refusés, s’est décentralisée à Angers. Cette décentralisation voulue par l’Etat, est en outre favorisée par les allègements d’impôts et un niveau de salaire inférieur à celui de la capitale.

Dans cette usine, d’environ 1500 ouvriers et ouvrières, la Thomson fabrique des radio-électrophones, des postes de T.S.F (6 chaines et des télévisions 3 chaines) soit pour elle-même, soit au compte de la Société « La Voix de son Maitre » la Thomson Ducretet confiant, en contrepartie, le pressage de ses disques et la fabrication de ses électrophones à cette dernière société.

 

Documentation Aérienne Pédagogique LAPIE 118, Rue Garibaldi-St-Maur (Seine)

Recommandé par Arrêté ministériel du 8 janvier 1958 sous le N°M. 57-593

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Technicolor Angers

Le Courrier de l'Ouest (18 novembre 2011)

https://www.ouest-france.fr/le-courrier-de-l-ouest/

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Technicolor dépose le bilan à Angers

BFMTV (25 mai 2012)

La décision a été annoncée ce vendredi matin lors d'une réunion du comité d'entreprise.

http://www.bfmtv.com/

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Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre, prend position sur Technicolor à Angers

Angers Info (14 juin 2012)

https://www.my-angers.info/

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Thomson Technicolor

Le Courrier de l'Ouest (5 octobre 2012)

Visite surprise de la ministre Fleur Pèlerin aux salariés de Thomson Technicolor à Angers.

https://www.ouest-france.fr/le-courrier-de-l-ouest/

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Technicolor liquidé: colère et inquiétude à Angers

AFP (11 octobre 2012)

La colère et l'inquiétude se lisaient jeudi 11 octobre sur les visages des élus et des salariés de Technicolor d'Angers après l'annonce de la liquidation du site.

https://www.afp.com/

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L'usine Technicolor d'Angers placée en liquidation judiciaire

AFP (11 octobre 2012)​

Quelque 250 salariés de Technicolor manifestaient leur "colère" jeudi 11 octobre devant leur usine d'Angers après la mise en liquidation judiciaire sans poursuite d'activité du site.

Dans un silence de plomb, ils ont mis le feu à un tas de palettes devant l'usine et y ont jeté solennellement leurs blouses blanches.​

https://www.afp.com/

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Thomson, visite guidée

Le Courrier de l'Ouest (12 octobre 2012)

Reportage au cœur de l'usine Thomson à Angers

https://www.ouest-france.fr/le-courrier-de-l-ouest/

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Angers : quel avenir pour la friche industrielle Technicolor ?

France 3 Pays-de-la-Loire (13 novembre 2018)​

Fermé depuis 2012, l’avenir de l’usine Technicolor est incertain. Si Angers Loire Métropole s’est portée acquéreur du site, elle est engagée dans un bras de fer avec le mandataire liquidateur concernant la dépollution du site.​

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/

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