Le Coq Sportif Romilly-sur-Seine
La marque des tricolores…
📆 Vendredi 1er mars 2024

🏃🏻 C’est dans l’Aube, berceau de la bonneterie française, que bat le pouls de l’une des marques de sport les plus emblématiques de l’Hexagone. Depuis plus de 140 ans, le nom du Coq est lié à Romilly-sur-Seine. Dans ses ateliers, la marque française a bâti une partie de sa légende : celle d’un équipementier capable d’habiller, de fil en aiguille, les sportifs, les clubs, les fédérations et, plus récemment, les athlètes français engagés aux Jeux de Paris 2024.
L’histoire commence en 1882, lorsque Émile Camuset, passionné de sport et entrepreneur visionnaire, fonde son atelier à Romilly-sur-Seine. Le sport moderne se développe, les pratiques évoluent, et l’entrepreneur comprend très tôt qu’il faut des vêtements adaptés aux corps en mouvement.
⚽ Pendant des décennies, Romilly est le centre névralgique de la marque. C’est de cette usine que sortent les équipements de l’équipe de France de football de 1958, les maillots jaunes du Tour de France remportés par Bernard Hinault, ou encore les tenues mythiques de l’AS Saint-Étienne, l’un des clubs de football les plus populaires de l’Hexagone.
En 1974, l’entreprise allemande Adidas rachète Le Coq Sportif. Après un âge d’or flamboyant, la mondialisation et les délocalisations contraignent la marque à quitter son fief historique. L’usine ferme ses portes en 1988.
🏋️♀️ Mais, en 2010, sous l’impulsion de Robert Louis-Dreyfus, propriétaire d’Adidas, et du fonds d’investissement suisse Airesis, Le Coq Sportif rouvre une ligne de production à Romilly-sur-Seine. Les pièces les plus techniques, les collections exclusives et les équipements des athlètes de haut niveau y sont assemblés. La production reste toutefois majoritairement située au Maroc, à Marrakech, dans une usine appartenant à la famille Kabbadj.
Comme beaucoup d’entreprises textiles françaises, Le Coq Sportif doit composer avec des coûts élevés, une concurrence mondiale intense, des tensions financières et des choix stratégiques complexes. Son placement en redressement judiciaire, à la fin de l’année 2024, avec près de 275 millions d’euros de dettes, rappelle que l’avenir de l’usine repose sur un équilibre industriel délicat.
📉 L’entrepreneur franco-suisse Dan Mamane reprend en 2025 l’équipementier français et entame une restructuration entraînant la suppression de près de 100 emplois.
L’usine de Romilly-sur-Seine porte en elle l’histoire mouvementée d’une marque passée par la gloire, le déclin, puis la renaissance.
📜 Facture 1962 Collection Ileufuus
Mise à jour le 18 juin 2026