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Romanet Morbier

Morbier, berceau de l’horloge comtoise...

Samedi 6 décembre 2025

Samedi 6 décembre 2025

Depuis le XVIIᵉ siècle, Morbier et la vallée de Morez vivaient au rythme de l’horlogerie. Le village jurassien faisait battre le cœur de milliers d’horloges comtoises et de carillons exportés dans le monde entier.

Fondée en 1871, par Jean Onésime Gédéon Romanet fils de l’horloger Pierre-Claude Romanet, l’entreprise familiale se trouvait dans le quartier de la Combe Froide à Morbier.

En 1911, ses deux fils Rollin et Gaston reprennent l’entreprise sous le nom de Romanet Frères. Gaston reste seul aux commandes après la crise financière de 1929.

Construite en 1948, par l’architecte André David, l’usine Romanet FFR (Fils de François Romanet) fabriquait des horloges comtoises et des horloges de cuisine, des pendules murales et des carillons muraux à sonnerie Westminster sous les marques Roma et Romanet.

Gaston ROMANET décède en avril 1957 et l’entreprise est reprise par ses trois fils Hubert, André et Lucien. L’usine lance la production des réveils mécaniques.

Dans les années 1970, les enfants Romanet ouvrent une deuxième usine à Domblans (Jura), pour la fabrication des caisses en bois des comtoises.

Mais le secteur horloger est durement touché par l’arrivée massive du quartz (montre à quartz dite électronique) qui dépasse très vite l'horlogerie traditionnelle mécanique. En 1981, l’entreprise Romanet fait faillite et est reprise en 1984 par la société Odo, autre grande maison d’horlogerie et de lunetterie jurassienne.

En 1990, Odo transfère l’ensemble de ses activités de Morez vers le site de Morbier, la production de montures de lunettes haut de gamme se trouve à Domblans et l’horlogerie à Morbier. Le site industriel morberands est la dernière fabrique française de mouvements mécaniques pour horloges comtoises.

L’entreprise rencontre des difficultés financières. L’industrie horlogère française, de Besançon à Morbier, s’effondre devant les importations japonaises, suisses pour le haut de gamme et chinoises. L’horlogerie nationale est encore largement une industrie de main-d’œuvre qui ne peut rivaliser avec le reste du monde.

Le 21 mars 2005, la société Odo est déclarée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Lons-le-Saunier. Si les sonneries d’atelier ne rythment plus la journée des ouvriers, l’usine Romanet héberge aujourd’hui d’autres entreprises.

La Fabrique d’Horlogerie Romanet illustre le savoir-faire horloger du Haut-Jura et pendant plus d’un siècle, les Romanet ont fabriqué du temps.

CPA 1972 Collection Ileufuus

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