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Belin Château-Thierry

Une histoire de biscuits au bord de la Marne...

Samedi 29 novembre 2025

Samedi 29 novembre 2025

Lorsque Gustave Belin, pâtissier et industriel francilien, arrive à Château-Thierry en 1931, il choisit cette petite ville de l’Aisne idéalement située au cœur d’un bassin agricole riche en céréales, lait et sucre, autant de matières premières essentielles à la fabrication de biscuits.

Dès les années 1930, l’usine de Château-Thierry fabrique des biscuits sucrés et salés destinés à un marché en pleine expansion. L’usine se distingue en 1961 par la création de nouvelles recettes sucrées, dont le célèbre biscuit Pépito, un sablé à moitié enrobé de chocolat.

À son apogée, l’usine Belin de Château-Thierry emploie plus de mille salariés, faisant vivre tout un quartier et de nombreuses familles du sud de l’Aisne. En 1963, Belin passe sous le contrôle de la National Biscuit Company (Nabisco), géant américain du biscuit, déjà propriétaire du biscuitier français Gondolo.

En 1989, la branche européenne de Nabisco est rachetée par le groupe français BSN, aujourd’hui Danone. Belin rejoint alors un ensemble biscuitier comprenant déjà Lefèvre-Utile (LU) et L’Alsacienne.

En 1997, les biscuits Belin sont progressivement intégrés sous la marque LU. Danone cède sa branche biscuits en 2007 au groupe américain Kraft Foods, qui deviendra ensuite Mondelez International.

L’usine décline, au gré des restructurations et des arbitrages industriels des grands groupes.

Le 31 janvier 2024, le groupe américain Mondelez International annonce officiellement la fermeture de l’usine pour l’année 2025. Une partie de la production doit être transférée sur l’usine LU à La Haie-Fouassière (Loire-Atlantique) et à Opava (République tchèque).

Le 14 novembre 2025, l’usine s’arrête définitivement, c’est une page presque centenaire de l’histoire industrielle locale qui se tourne.

Au-delà des chiffres et des changements d’enseignes, l’usine Belin de Château-Thierry a durablement marqué le paysage urbain par son architecture, mais aussi les mémoires. Pendant des décennies, l’odeur des biscuits chauds a accompagné le quotidien des habitants et des générations d’ouvriers.

La fermeture du site historique est un drame social et économique pour la commune et ses habitants. L’usine castelthéodoricienne restera pour toujours associée à l’histoire du biscuit français.

CPA 1973 Collection Ileufuus

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