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Kléber Saint-Léger-des-Vignes

Une histoire de caoutchouc au bord du canal...

📅 Jeudi 5 Mars 2026

📅 Jeudi 5 Mars 2026

🛤️ À Saint-Léger-des-Vignes, commune adossée à Decize, entre la voie ferrée et le canal, l’histoire nivernaise s’écrit en partie autour de l’usine de caoutchouc Kléber-Colombes.

L’histoire commence en pleine Seconde Guerre mondiale. Après les bombardements de 1942, par l’aviation alliée, de l’usine Goodrich à Colombes, en région parisienne, la direction décide de délocaliser la production de caoutchouc industriel vers la Nièvre, sur le site d’une ancienne usine de feutre, au lieu-dit les Caillots, à Saint-Léger-des-Vignes.

🏭 L’usine de Colombes, qui produit des pneus et des bandes transporteuses en caoutchouc pour le secteur minier, est presque détruite. Le site est partiellement reconstruit, au lendemain de la guerre, avant de fermer en 1984. La société, alors appelée Goodrich-Colombes, prend en 1945 le nom de Kléber-Colombes.

Mise en service en 1946, l’usine de Saint-Léger-des-Vignes fabrique des produits caoutchoutés autres que des pneus notamment des tuyaux, courroies et bandes. Dès 1948, le groupe fait construire des dizaines de logements dans la commune : signe d’un besoin de main-d’œuvre stabilisée et d’une politique d’ancrage territorial.

📉 En 1970, l’usine nivernaise compte près de 2 500 salariés. En proie à de graves difficultés financières, Kléber est rachetée en 1981 par le groupe Michelin. À cette époque, Kléber est la deuxième marque de pneumatiques sur le marché français.

Le site devient Kléber-CMP (Caoutchouc, Manufactures, Plastiques), filiale de Michelin, et fabrique des courroies de transmission, ainsi que des produits antivibratoires pour l’industrie automobile.

🌏 Dans les années 1990, Michelin commence à scinder ses activités. En 1994, le groupe de Clermont-Ferrand cède partiellement l’usine de Decize, ainsi que l’usine de Nevers, créée en 1962, spécialisée dans les raccords automobiles et fermée en 2005, au leader mondial des courroies de transmission, le groupe américain Gates Rubber.

À partir de là, l’usine nivernaise change plusieurs fois de propriétaire au gré des restructurations et des réorganisations : Anvis, société allemande fondée en 2000 par Woco et Michelin AVS, devenue filiale de la holding HIG Europe sous la direction de son PDG Olaf Hahn, est ensuite rachetée en 2013 par le groupe japonais Tokai Rubber Industries (TRI). En 2014, TRI change de nom pour devenir Sumitomo Riko, leader mondial des solutions antivibratoires, qui possède plus de 120 usines dans le monde. L’usine de Decize est gérée par la filiale SumiRiko Rubber Compounding France.

⛩️ Aujourd’hui, l’usine japonaise emploie près de 150 salariés et fabrique des joints de dilatation, des produits antivibratoires pour l’automobile, ainsi que des joints d’étanchéité pour canalisations. Le nom Kléber reste gravé dans la toponymie locale comme dans le cœur des habitants, symbole d’une époque où la Nièvre était un centre névralgique du caoutchouc.

CPA 1967 Collection Ileufuus

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