Devernois Le Coteau
En Devernois, je suis moi…
📅 Lundi 2 mars 2026

👚 À quelques minutes de Roanne, Le Coteau abrite depuis des décennies un nom bien connu du textile ligérien : Devernois. Installée boulevard des Étines, l’entreprise y a établi son siège et son usine, au cœur d’un territoire longtemps façonné par la bonneterie et la maille.
La Maison Devernois plonge ses racines dans l’entre-deux-guerres. L’aventure commence en 1927, à Roanne, autour d’un savoir-faire : la maille jacquard. À ses débuts, le fondateur, Claudius Devernois, lance une première marque au nom singulier : Sionreved, anagramme de « Devernois », qui annonce déjà un esprit d’indépendance et de créativité.
🏭 La croissance pousse rapidement l’entreprise à déménager au Coteau, au début de l’année 1932. La marque se positionne sur le prêt-à-porter et affirme une spécialisation forte : une maille française moelleuse, tricotée avec soin, et une confection exigeante. Devernois développe alors son réseau de boutiques en propre.
Devernois revendique des standards de qualité, éléments récurrents dans sa communication. L’entreprise s’efforce de faire perdurer une production locale dans le Roannais et chez ses partenaires, à contre-courant des délocalisations qui ont frappé l’habillement depuis une cinquantaine d’années.
👗 Le site est aussi connu du grand public pour son magasin d’usine, qui propose des pièces de collections passées et des séries à prix réduits, prolongeant le lien direct entre production, marque et territoire.
La société costelloise de prêt-à-porter a traversé de graves difficultés ces dernières années, au point de frôler la disparition. Début 2021, Devernois est placée en redressement judiciaire, dans un contexte de forte pression sur la distribution et la trésorerie, aggravé par les restrictions sanitaires. Puis, le mercredi 22 juin 2022, un violent orage de grêle ravage l’entreprise : les dégâts sont considérables.
🧥 Le secteur textile, lui, a été durement touché par la concurrence mondiale, le boom du e-commerce, la montée des plateformes comme Vinted, et les coûts de production en France. Beaucoup de marques de prêt-à-porter, comme Alain Manoukian ou Georges Rech, ont été liquidées.
💡Séverine Brun, petite-fille du fondateur, et son mari Thierry perpétuent pourtant le symbole du « Made in France » et le savoir-faire familial autour de la maille. Depuis les bords de la Loire, Devernois continue de traverser les tempêtes en misant, encore et toujours, sur la qualité et l’élégance française.
📸 CPA 1979 Collection Ileufuus
