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Thomson-CSF Saint-Égrève

Berceau de la "Silicon Valley" Grenobloise…

📅 Mardi 17 février 2026

📅 Mardi 17 février 2026

📡 Si Grenoble est aujourd'hui mondialement reconnue comme une place forte de la microélectronique, elle le doit en grande partie à l'usine de Saint-Égrève, longtemps connue sous l'étendard Thomson-CSF.

L'histoire débute en 1953. La SFR (Société Française Radio-Électrique), qui deviendra bientôt la CSF (Compagnie générale de télégraphie sans fil), cherche à décentraliser ses activités parisiennes. Le choix se porte sur Saint-Égrève, à quelques kilomètres de Grenoble.

🏭 Le site, baptisé « Centre Émile Girardeau », du nom du fondateur de la SFR, est inauguré en 1955. Son architecture, André Gutton, est révolutionnaire pour l'époque : des bâtiments modulaires en aluminium, surnommés « les wagons », disposés en peigne, sont adaptés à un terrain de 12 hectares très en pente.

À l'origine, le site se spécialise dans les tubes électroniques miniatures. Puis, dans les années 1960, il se distingue par sa production de semi-conducteurs (diodes et transistors).

🤵🏻👰🏻 En 1968, lors du mariage entre Thomson-Houston et la CSF, le site intègre le groupe Thomson-CSF. Saint-Égrève devient un maillon essentiel du complexe militaro-industriel français, employant plus de 2 000 personnes à son apogée dans les années 1970.

En 1988, la majorité des productions, devenues trop à l'étroit ou nécessitant de nouvelles infrastructures, est transférée vers le site de Moirans, à une vingtaine de kilomètres. Saint-Égrève connaît alors ses premiers plans sociaux d’envergure, marquant une étape importante de son histoire industrielle.

🌎 À la fin des années 1990, une partie des activités historiques du site est arrêtée ou transférée. Pour autant, l’aventure industrielle se poursuit à Saint-Égrève. En 2000, l’américain Atmel reprend le site et maintient la production en salle blanche. En 2006, celui-ci rejoint le groupe britannique e2v Technologies, avant d’être intégré en 2017 au groupe américain Teledyne Technologies.

Aujourd’hui, les salles blanches construites en 1987 et rénovées en 2022 accueillent deux activités complémentaires : la fabrication de semi-conducteurs haute fiabilité et le développement de capteurs d’images et de solutions de vision. Ces technologies répondent aux exigences des marchés les plus critiques, du spatial à la défense, en passant par le médical et l’industrie. Avec près de 400 collaborateurs, le site demeure un acteur industriel majeur de la microélectronique française et a célébré en 2025 ses 70 ans d’innovation continue.

En 2000, Thomson-CSF devient Thales Group. Tous les bâtiments de l’ancienne usine Thomson sont détruits la même année.

Aujourd’hui, plusieurs usines en Isère sont issues de l’histoire de Thomson-CSF à Saint-Égrève. Des générations de techniciens et d’ingénieurs formés chez Thomson ont contribué à faire émerger des leaders mondiaux et à transformer l’Isère en en terre d’innovation technologique majeure.

💡 Les sites Thales Electron Devices, Thales Avionics LCD et Trixell, situés à Moirans, sont spécialisés dans la conception et la fabrication de matériels et de composants électroniques de haute performance et de haute fiabilité.

💡 L’usine STMicroelectronics à Crolles, entreprise franco-italienne née en 1987 de la fusion entre Thomson Semiconducteurs et SGS Microelettronica, est spécialisée dans les technologies CMOS avancées, les capteurs, les circuits intégrés et les objets connectés.

💡 L’usine Teledyne e2v Semiconductors, située à Saint-Égrève, fabrique des composants électroniques. Multix, également située à Moirans, développe des technologies de détection spectrométrique par rayons X, tandis que Pyxalis, implantée elle aussi à Moirans, produit des capteurs d’image.

💡 L’usine Lynred, située à Veurey-Voroize et filiale de Thales et de Safran, est spécialisée dans la production de détecteurs infrarouges.

📸 CPA 1966 Collection Ileufuus

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