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EDF Saint-Laurent-des-Eaux

Un peu moins de 200 milliards…

📅 Mardi 3 mars 2026

📅 Mardi 3 mars 2026

☢️ Mise en service en 1969, la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux, située sur la commune de Saint-Laurent-Nouan, dans le Loir-et-Cher, est l’un des sites historiques du parc nucléaire français. Elle continue de produire une électricité bas carbone tout en menant, sur une autre partie du site, un vaste chantier de déconstruction d’anciennes installations.

La centrale se distingue par une double réalité : deux réacteurs en exploitation depuis 1984, de type REP (réacteurs à eau pressurisée), d’une puissance de 900 MWe chacun et deux anciens réacteurs Graphite-Gaz, mis en service en 1971, arrêtés au début des années 1990, aujourd’hui engagés dans un long processus de démantèlement jusqu’en 2035.

🏭 Les réacteurs à uranium naturel graphite-gaz (UNGG) appartiennent à une première génération : refroidis au gaz et utilisant du graphite comme modérateur.

Cette coexistence illustre bien l’évolution du nucléaire français : des premières filières des années 1960 à un parc standardisé à eau pressurisée, devenu la colonne vertébrale de la production électrique du pays.

⚡️ Les deux unités REP transforment l’énergie dégagée par la fission nucléaire en vapeur, puis en électricité via des turbines. La Loire joue ici un rôle clé : elle constitue la source froide du site, utilisée pour le refroidissement.

Au quotidien, près de 1 200 salariés d’EDF et d’entreprises partenaires sont mobilisés. La centrale contribue fortement à l’approvisionnement électrique de la région Centre-Val de Loire, territoire qui affiche un excédent structurel : avec ses 12 réacteurs répartis sur plusieurs sites (Chinon, Dampierre, Saint-Laurent et Belleville), la région produit bien davantage qu’elle ne consomme et alimente les régions voisines déficitaires.

👷 Aujourd’hui, l’enjeu majeur s’appelle le Grand carénage : un programme industriel massif destiné à moderniser les installations, prolonger leur durée de vie au-delà de 40 ans et intégrer les derniers standards de sûreté post-Fukushima.

Et l’addition est à la hauteur : EDF doit financer à la fois la construction de six nouveaux EPR2 (coût prévisionnel : 75 milliards d’euros) et l’effort de maintenance, de prolongation de son parc existant, estimé à plus de 100 milliards d’euros sur la période 2015-2035.

📸 CPA 1990 Collection Ileufuus

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