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Solocomet Maizières-lès-Metz

Un ancien pilier de la construction métallique…

📅 Vendredi 5 juin 2026

📅 Vendredi 5 juin 2026

🦾 À Maizières-lès-Metz, l’histoire industrielle ne se résume pas aux hauts-fourneaux, aux voies ferrées et aux grandes silhouettes sidérurgiques qui ont marqué la vallée de la Moselle. Elle s’écrit aussi dans des ateliers de construction métallique, dans le bruit des machines, dans le geste des traceurs, des soudeurs, des chaudronniers et des dessinateurs industriels. Parmi ces lieux de travail aujourd’hui moins connus, l’usine SOLOCOMET occupe une place singulière dans la mémoire maizièroise.

Créée en 1931, la Société Lorraine de Constructions Métalliques (SOLOCOMET) s’inscrit dans un territoire déjà fortement façonné par l’industrie lourde. Maizières-lès-Metz se trouve alors au contact immédiat du bassin sidérurgique lorrain, dans une région où le fer, l’acier, la fonte et les infrastructures industrielles structurent à la fois l’économie, les paysages et les vies familiales. Dans ce contexte, la construction métallique est un maillon essentiel : elle fournit des charpentes, des équipements, des pièces de grande dimension et des ouvrages nécessaires aux usines, aux chantiers et aux infrastructures.

🏗️ L’activité de SOLOCOMET relève de ce savoir-faire exigeant où la précision du bureau d’études rencontre la puissance de l’atelier. Les constructions métalliques ne sont pas de simples assemblages : elles supposent calculs, plans, découpe, formage, soudure, levage, contrôle et adaptation aux besoins de clients souvent industriels. À Maizières, cette activité a contribué à faire vivre une main-d’œuvre qualifiée, héritière d’une culture technique profondément enracinée en Lorraine.

En 1967, une nouvelle étape s’ouvre avec la fusion de SOLOCOMET et de la TFM, Travaux en Fer de Maubeuge, fondée en 1910 à Douzies-Feignies, dans le Nord. De cette union naît la SOTRACOMET, Société de Travaux et Constructions Métalliques.

🤵🏻👰🏻 L’entreprise prend alors une dimension plus large, répartie entre deux sites, Maizières-lès-Metz et Douzies-Feignies. À son apogée, elle emploie jusqu’à 900 salariés.

Mais les années 1970 annoncent aussi un changement d’époque. La crise industrielle, les restructurations et la fragilisation de pans entiers de la sidérurgie touchent progressivement les entreprises liées au métal. L’usine mosellane, affaiblie par une fusion ratée et par l’effondrement de son carnet de commandes, ferme ses portes en 1976.

🏭 Sa disparition évoque aussi ces entreprises intermédiaires, moins célèbres que les hauts-fourneaux, mais indispensables à l’écosystème industriel lorrain. Sans elles, pas de charpentes, pas de structures, pas de pylônes à haute tension : elles étaient les artisanes de l’infrastructure industrielle.

Son histoire rappelle enfin que derrière chaque usine disparue se trouvent des métiers, des vies, des savoir-faire et une part de l’identité locale.

💨 Aujourd’hui, l’usine est occupée par Cryolor. L’entreprise est spécialisée dans les équipements cryogéniques destinés au stockage, au transport et à la distribution de gaz liquéfiés.

📸 CPA 1963 Collection Ileufuus

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