
Arliguie Montargis
Le célèbre diablotin rouge…
🚲 À la fin des années 1940, Montargis voit s’installer une manufacture de cycles portée par un ancien coureur : René Arliguie. Sportif accompli, il s’illustre d’abord sur les pistes et les routes en tant que cycliste amateur. Fort de sa fine connaissance du matériel et de l’effort, il fonde sa marque en 1937.
Pendant près de vingt ans, l’entreprise associe montage industriel, soin artisanal, innovation et sens aigu de la publicité. Aujourd’hui presque oubliée du grand public, la marque demeure familière des collectionneurs de vélos anciens.
🏭 En 1947, René Arliguie fait construire une usine rue Duchesne-Rabier, à Montargis. C’est là que la marque prend véritablement une dimension industrielle. Le site mêle rigueur de production et excellence artisanale, marquant toute une génération de passionnés de la petite reine.
L’entreprise grandit rapidement et emploie déjà plus de soixante personnes dans les années 1950. René Arliguie comprend très tôt l’importance d’une identité de marque forte. La plaque fixée sur les cadres représente un petit diable brandissant un trident, accompagné du slogan « La marque qui monte ».
🚴🏻♂️ Le sport reste au cœur de la stratégie de l’entreprise. Les vélos Arliguie apparaissent dans les compétitions de l’après-guerre, y compris autour du Tour de France, tandis que les coureurs de la marque sont reconnaissables à leur maillot rouge uni.
Au début des années 1950, l’usine tente de profiter de l’essor des deux-roues motorisés. Arliguie assemble alors des cyclomoteurs équipés de moteurs provenant de plusieurs fournisseurs. En 1956, René Arliguie décide toutefois d’abandonner la fabrication des cyclomoteurs et vélomoteurs. Les difficultés d’un important fournisseur de moteurs contribuent à fragiliser cette activité. La bicyclette demeure alors le cœur de l’entreprise : sa fabrication et sa commercialisation se poursuivent jusqu’en 1966.
🚵 Si l’usine a aujourd’hui fermé ses portes, la mémoire des Cycles Arliguie demeure vive à Montargis et chez les collectionneurs de bicyclettes anciennes. Cette lettre, datée du 30 juillet 1952 et ornée du célèbre diablotin, est une pièce magnifique pour les passionnés d’histoire industrielle et de patrimoine vélocipédique.
📜 Lettre 1952 Collection Ileufuus


