
Papeteries de Clairefontaine
« L’avenir, c’est à vous de l’écrire »
📖 Symbole de l’excellence papetière française, les Papeteries de Clairefontaine, situées à Étival-Clairefontaine, dans le département des Vosges, s’étendent le long de la Meurthe. L’entreprise est devenue une référence mondiale, notamment célèbre pour ses cahiers d’écoliers aux couvertures colorées et pour la qualité de son papier.
L’histoire de Clairefontaine débute en 1858. Jean-Baptiste Bichelberger choisit la petite commune d’Étival-Clairefontaine pour y installer son usine à papier. La vallée de la Meurthe offre alors des conditions naturelles particulièrement favorables à l’industrie papetière : une eau abondante et pure, essentielle à la fabrication du papier, ainsi que de vastes forêts vosgiennes fournissant une importante matière première : le bois.
📒 À la mort de Jean-Baptiste Bichelberger en 1877, son fils Paul et son gendre Émile Champon poursuivent le développement de l'usine. En 1890, l'entreprise franchit un cap décisif en commençant à fabriquer ses propres cahiers, enveloppes et articles de papeterie, maîtrisant ainsi l'ensemble de la chaîne de production.
Sous la direction de Louis Nusse, petit-gendre du fondateur, les effectifs de la papeterie atteignent près de 1 000 salariés à la veille de la Première Guerre mondiale. Située non loin de la ligne de front, l’usine fonctionne très peu pendant près de cinq années.
📓 En 1928, Charles Nusse, fils de Louis Nusse, fonde un atelier spécialisé dans la fabrication de registres de comptabilité, commercialisés sous la marque Exacompta.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’usine subit d’importants dégâts et une grande partie de ses installations doit être reconstruite. En 1951, Charles Nusse lance le cahier Clairefontaine. Le produit se distingue notamment par sa couverture vernie et son célèbre logo représentant une verseuse d’eau, symbole de la pureté de l’eau indispensable à la fabrication du papier.
📈 Son fils, Jean-Marie Nusse, poursuit ensuite cette politique de développement en réalisant plusieurs acquisitions, notamment celles de la Papeterie de Mandeure et de Lavigne en 1990.
En 1996, la holding prend le nom d’Exacompta Clairefontaine, consacrant le rapprochement des différentes activités familiales. Le groupe se structure autour de cinq grands métiers et rassemble près de 35 marques. L’entreprise rachète en 1997 Rhodia, spécialiste notamment des célèbres blocs orange, puis, en 1999, l’entreprise nantaise d’agendas Quo Vadis.
🌱 L’usine d’Étival-Clairefontaine, qui emploie aujourd’hui environ 550 salariés, a également engagé de nombreuses actions visant à réduire son empreinte environnementale. Celles-ci reposent notamment sur une gestion responsable des ressources forestières, le traitement des eaux utilisées dans le processus de fabrication et la réduction progressive des émissions de CO₂.
Du premier jour d’école aux bureaux des plus grands dirigeants, l’entreprise familiale, aujourd’hui dirigée par Guillaume Nusse, accompagne depuis des générations le quotidien de millions de personnes, fidèle à son slogan emblématique : « L’avenir, c’est à vous de l’écrire. »
📜 Lettre 1957 Collection Ileufuus
📆 Lundi 25 mai 2026
✍🏻 Olivier Cointre


