
Stanislas Essey-lès-Nancy
Un trésor sucré de l'histoire Lorraine…
🍫 Si Nancy est mondialement connue pour sa place Stanislas, son architecture et ses célèbres spécialités, comme les bergamotes, les macarons ou les chardons lorrains, son agglomération abrite également un pan passionnant de l’histoire industrielle et gastronomique française. À Essey-lès-Nancy, la Chocolaterie Stanislas a marqué des générations de gourmands, incarnant le savoir-faire chocolatier de la région.
À l’origine de cette aventure se trouve Charles-Auguste Vicarino, ingénieur électricien et fondateur de la Compagnie Générale Électrique de Nancy. En 1903, il fait construire une usine avenue Foch, à Essey-lès-Nancy.
👑 Le choix du nom « Stanislas » n’est évidemment pas le fruit du hasard. En rendant hommage à Stanislas Leszczyński, ancien roi de Pologne devenu duc de Lorraine, la chocolaterie ancre d’emblée son identité dans le patrimoine local. Son portrait apparaît d’ailleurs sur les enseignes, les boîtes de chocolat, les documents publicitaires, les factures et les lettres de l’entreprise.
L’usine est conçue pour optimiser les différentes étapes de la transformation de la fève de cacao : la torréfaction, le conchage, le moulage et l’emballage. La chocolaterie produit des tablettes et des poudres chocolatées, mais aussi des spécialités régionales comme les chardons lorrains, dont le cœur d’eau-de-vie est délicatement emprisonné dans une coque de chocolat croquante.
📉 En 1950, l’entreprise traverse d’importantes difficultés financières. L’évolution du marché mondial du cacao et la concentration des grandes marques industrielles, dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, bouleversent le paysage des chocolateries régionales. L’entreprise ne parvient pas à se relever durablement des conséquences du second conflit mondial et ferme définitivement ses portes en 1952.
Un nouveau chapitre s’ouvre en 1957, lorsque le Centre régional d’éducation physique et sportive, le CREPS, s’installe dans l’ancienne usine.
🏃🏻 Les Chocolats Stanislas ont disparu des rayons, tout comme leur élégante boutique de la rue de la Faïencerie à Nancy. Mais leur usine, elle, a échappé à la démolition. En passant du cacao au sport de haut niveau, l’ancienne chocolaterie a trouvé une seconde jeunesse sans effacer totalement son passé.
Avoir 31 janvier 1935 Collection Ileufuus


